Nov 9, 2009

Cornichon Se Fait Gentil.

Comme vous le savez ces temps-ci, je ne me sens pas très bien. Il n’y a rien de nouveau. Mais j’ai vu Cornichon. Et ça va mieux.

 

Je vous explique. Hier, je reçois un SMS pendant une de mes séances de legumâge sur mon lit.

Un livre que je dois étudier pour le lendemain à mes côtés, du Barry White en fond sonore, le PC allumé sur Facebook…
Un cliché à moi toute seule.

Donc ce message arrive et « Oh Ciel! » un SMS de Cornichon.

 

« Une glace tous les deux ça te dis? Je veux me faire pardonner. »

 

 Aucune envie de faire des bêtises.

 

 » Aucune envie de finir nue contre toi cette après-midi » que je lui réponds.

 

 » Je t’ai proposé une glace Cerise. On restera dans ma voiture ou on ira au lac. On parlera. »

 

Je ne savais même pas qu’il en était capable. Besoin de sortir alors j’accepte.

 

« Promet moi que ça restera platonique. »

 

« J’arrive dans 10 minutes. Sois prête. »

 

 

Il est arrivé dans sa jolie petite voiture noire. Il m’a sourit et on est allez chercher une glace à Macdo. Il s’est moqué de mon choix pour un Mc Flurry Nature. (Vous aussi vous pensez comme lui que ça n’a aucun intérêt?)

Il m’a fait rire avec sa manie de la propreté dans sa voiture. On a rigolé sur les paroles d’une musique.

Bref, je me sentais bien.

 

Arrivée au lac, nous avions le choix entre rester dans la voiture et faire le tour du lac en voiture ou sortir et marcher dans le froid. Je pensais être la seule à vouloir sortir mais ça n’a pas été le cas. Avec nos glaces dans les mains et faisant le tour du grand lac, nous avions des airs de lycéens. Il me parlait ou m’écoutait.

Je ne l’avais jamais vu comme ça. Ailleurs que dans une perspective sexuelle.

 

Un moment, nous nous sommes arrêtés sur un banc parce que mes capacités sportives étaient réduites à néant. Il me racontait un truc qui s’est passé dans sa fac et il m’a caressé la joue. Je l’ai regardé et il a retiré sa main.

 

 » Tu es déprimée Cerise… »

 

Mon cœur rata un battement et je me recomposai aussitôt un sourire.

 

 » Pourquoi tu dis ça? Non, pas du tout. »

 

 » Je croyais… C’est juste que par moment ton regard est vide. Même carrément triste. »

Je n’ai pas répondu. Donc ça se voit. Je ne veux pas que ça se voit. Je ne veux plus que ça se voit.

 » Je peux faire un truc pour toi Cerise? Je suis sérieux. »

« Pourquoi tu fais tout ça? Tu n’es pas obligé ! « 

 

Il se lève et me regarde. Un bref silence passe et il lance désinvolte:

« Je me dis qu’on peux apprendre à se connaitre autrement que nus et humide. Je ne veux pas être ton petit-ami mais être un ami à toi… j’aimerai bien. »

 

 » Tu fais ça par pitié pour moi? J’ai l’air dépressive et tu viens avec ton Mc Flurry comme un super-héros. »

 

« Non! Je dis juste que je veux que tu saches que je suis là. Si tu veux faire les trucs qu’on fait entre deux amis, je suis là. Et si tu veux un orgasme sur commande, je suis là aussi! « 

 

Il éclata de rire et ça me fit rire aussi. On est retourné à la voiture lorsqu’il faisait déjà plus sombre. J’allais ouvrir ma portière mais il
me poussa dos contre la vitre.

Cornichon embrassa Cerise.

Et c’était bon.

Rien de sexuel à priori.

Juste un baiser qui fait plaisir. Un baiser qu’on aime recevoir un dimanche soir.

 

« Juste pour que tu saches que je ne suis pas n’importe quel ami. »

Je l’ai simplement regardé. 

Il m’a ramené chez moi et s’est garé devant le portail. J’étais vraiment bien ici dans sa voiture mais je devais rentrer.

 

« Je t’embrasse ou je te fais la bise? »

« Choisit
« 
dit-il en tournant la tête face à la route.


Je lui ai fait un bisou sur la joue.


Voilà. Rien de bien fantastique mais juste avec cela j’ai l’impression de remonter la pente.

 Bisous, 

Cerise

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