Avr 1, 2010

Cerise – Ananas – Melba

Vendredi dernier, quelque chose à eu lieu.

Je suis rentrée chez mes parents pour le Week-end car j’avais rendez-vous chez le médecin pour mon opération de Lundi Prochain.

A 19h, il y a avait chorale. Ce que j’aime dans cette chorale c’est que nous somme 12 et qu’il y a une extrêmement bonne ambiance.

Je me rends à la répétition et je ne vois personne dans notre local. J’appelle Mr Cacao qui me dit qu’il se rendait au Studio d’enregistrement où se trouvaient les autres.

« C’est où ça encore ? Pourquoi personne ne me préviens ? »

« Je viens te chercher. Ne bouge pas. Dans 5minutes, je suis là. »

Pourquoi était-il si gentil ? Ca cachait quelque chose.

10 minutes plus tard, je suis dans la voiture avec Mr Cacao :

« Bonne semaine ? »

« Semaine de concours…. Je suis morte. Et toi avec Mlle Lotus ? Tout va bien »

« Excellent… Au studio, on fait les prises de sons pour la chanson que le frère d’Ananas a écrite pour les deux jeunes morts. »

« Alors on va enregistrer directement ? Mais je n’étais pas là, la dernière fois donc, je ne connais même pas la musique de la chanson ! »

« Prends mon Ipod et apprends sur le trajet. Tu es la soliste. »

« QUOI !!! »

Après une mini crise de nerfs, je branche son Ipod sur son poste radio et la musique remplie l’habitacle. La basse est lourde et succède à un solo de piano. Un hommage se dégage de cette chanson.
Au bout de la 4e écoute, il me dit :

« Tu t’es imprégnée de la musique ? »

« Pas vraiment mais apprends moi au moins le refrain… ! Pourquoi tu ne me l’a pas dit ?! »

« Tu étais en concours, je ne voulais pas te déranger avec ça ! Et l’opportunité du Studio s’est présentée il y a deux jours ! Mais j’ai confiance en ma soprano ! »

Je n’ai pas eu le temps de répondre quelque chose qu’il chantait déjà. Il le chantait avec sa voix 6 tons sous la mienne donc ce ne fut pas facile mais devant le studio, je connaissais au moins les phrases du refrain.

Je vous passe mon air ébahi en rentrant dans le studio, ma tentative de prise de photo (No Comment.) et ma panique lorsque le chef du groupe me fit monter ma voix de deux notes. Mais une heure plus tard, j’étais dans la cabine de prise de son.

40 minutes pour enregistrer un refrain.

Pourquoi ?

Parce qu’au moment où je l’avais. Où je sentais que cette fois-ci, j’avais le ton juste, le bon rythme, le naturel et la justesse. Mr Ananas est rentrée dans la salle d’enregistrement. Il était en face de moi derrière la vitre. Je le voyais parler sans l’entendre. Il me regardait comme s’il ne me connaissait pas.

Pourquoi ?

Mr Ananas et moi sortons ensemble en cachette. Dit comme cela, ça peut paraitre idiot mais je n’ai aucune envie que toutes les personnes que je connais donnent leur avis sur cette relation.
Mr Ananas a beaucoup d’amis et moi, beaucoup de mecs, à ce qu’on m’a dit, recherchent mes faveurs. Trop de personnes parleront, me prendront la tête. Ca ne vaut pas le coup. Je préfère vivre ma relation en privé.

Donc en sortant de la cabine après 3-4 autres essais, je lui fais la bise. Alors que tout mon corps appelle sa bouche.

Toute la semaine, au milieu de Heidegger, des cartes topographiques aux pentes convexo-concaves, des théories de Barthes et de l’avancé de Napoléon en Egypte ; il y avait mon désir pour lui.
Mon incroyable et irrépressible désir pour lui.

C’était arrivé d’un coup. Sans prévenir. L’ancienne Cerise refaisait surface. Le platonique ce n’était pas pour moi.

La soirée se prolonge, chacun colle sa voix sur la mienne en fond sonore. Je m’ennuie et j’ai envie de lui parler. Mais nous ne sommes pas censés nous connaitre plus que cela. Au moment où je vais craqué je reçois un texto de lui. « Sors de la salle et va dans le couloir intermédiaire. Je te rejoins. »

Je me lève lentement, prétexte une envie d’aller aux toilettes et sors de la pièce. Je l’attends dans le couloir écru. Il arrive quelques secondes après moi.

Dans ce couloir, il me touchait à peine. Il m’a embrassé deux fois. Ca m’a enflammé encore plus. Je ne pouvais rien faire avec lui. Trop de personnes nous entouraient.

22h30 – Fermeture du studio.

Nous avions décidé d’aller au restaurant pour continuer cette belle soirée. A table, je n’étais même pas près de lui. Je le regardais de loin lorsque je rigolais aux blagues de Mr Cacao. J’étais bien et j’avais de plus en plus envie de lui… Mr Ananas est timide en groupe alors il ne parlait presque pas. Je ne suis pas timide alors j’ai parfois du mal à comprendre la timidité des gens. Même lorsque c’était un entourage proche. Cacao me dit que c’était plus de la réserve que de la timidité mais pour moi c’est un peu du pareil au même.

00h30 – On sort du restau et voilà l’instant fatidique des répartitions dans les voitures. Cacao m’avait amené, la logique voudrait que ce soit lui qui me ramène. Hors de Question ! Cacao sait que j’ai une relation avec Mr Ananas alors ça ne l’a pas du tout vexé que je ne rentre pas avec Lotus et lui. Bien au contraire. Mr Ananas me proposa de me ramener devant tout le monde comme si j’étais une fille de leur quartier qu’il connaissait. J’acceptais en modérant ma voix pour qu’elle n’ait pas l’air trop enjoué.

Dans la voiture, j’étais avec Mr Ananas, son frère et une autre soliste de la chorale Mlle Rhubarbe. Elle a une voix de gospel et pense que ma voix de soprano beaucoup plus fluette que la sienne a moins de valeur que sa voix puissante. Mr Cacao l’aime beaucoup mais moi j’ai déjà un peu plus de mal.

« Cerise pourquoi est-ce Mr Ananas qui te déposent ? »

« Pourquoi pas ? »

« Parce que tu n’habite pas du tout dans la même zone que nous. Tu es beaucoup plus près de Mr Cacao… »

« Mr Ananas m’a proposé alors j’ai accepté mais je ne vois pas où est le problème Mlle Rhubarbe ! »

« Il y en a pas. C’est étrange c’est tout… »

Mr Ananas et son frère ne dirent pas un seul mot. Ils déposèrent Mlle Rhubarbe et le frère de Mr Ananas prétexta de l’accompagner pour nous laisser seuls dans la voiture. Il rentrerait à pied nous avait-il dit.

On roule et on parle de tout et de rien. J’ai les idées très fixées sur ce que j’ai envie de lui faire. Mais je ne laisse rien paraitre du tout.  Il se gare à une rue de chez moi.

« J’ai eu envie de t’embrasser toute la soirée. »

« Rien ne t’en empêche maintenant. »

Il m’embrasse…

 

Je sortis de la voiture en souriant. Je lui fis un signe de la main en avançant vers mon portail. Ce soir là, il resta un peu plus devant chez moi pour attendre de me voir rentrer dans la maison.

Ma soirée avait pris une tournure que je ne pensais pas possible et en aucun cas, je le regrettais.

 

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3 petits mots

  • Répondre AURELLE | Avr 20, 2014 à 2 h 02 min

    desolee de commenter cet article 4 ans plus tard mais depuis que je suis tombee sur ton blog je ne peux m’arreter de le lire!!!!!
    c’est frais, c’est honnete et c’est drole et euh.. aussi il m’arrive de me retrouver dans tes histoires..
    ma question est : ce blog plus acide dont tu parles ici existe-t-il toujours ? car le lien de ce post est mort :-/

    • Répondre Mlle Cerise | Avr 24, 2014 à 11 h 16 min

      Je suis ravie que tu aimes tant mon blog ! ca me touche beaucoup ! Je suis contente que tu t’y retrouves car finalement on est un peu toutes les mêmes… 🙂 Merci encore pour tous tes compliments !
      Ce blog n’existe plus malheureusement. J’écrivais finalement peu dedans donc je l’ai supprimé. 🙂
      Bisous, Cerise

      • Répondre Speculos | Juil 12, 2015 à 23 h 57 min

        Oui mais du coup on ne connait pas la suite cette histoire ! J’ADORE ton blog, super passe-temps, ton style de narration est tout simplement génial !