Juin 28, 2010

Un "Cocktail" de "Cerise" et de "Goyave"

Je sais que j’ai mis du temps à ecrire un nouvel article mais aujourd’hui je ne peux plus tenir. Je pense et repense à ce qui m’est arrivé le Week-end dernier.

Je ne m’étais jamais vraiment penché sur la souffrance que j’avais pu procurer à Mr Goyave.

Je sais que je l’avais trompé et que sa crise qui a suivi la decouverte de mes infidélités avait été très violente. Mais après, et vous en êtes témoin, je me suis recroquevillée sur moi, sur ce que je ressentais, sur ma souffrance personnelle.

Je n’avais pas penser à ce que je lui avais fait. Et je n’ai pas penser non plus à ce qu’inconsciemment je lui promettant en refaisant l’amour avec lui, ce soir de decembre. Et je n’ai pas analyser non plus ses nombreux coups de fils pour « prendre de mes nouvelles », ni son apparition sur Skype et nos longues conversations alors que j’étais dejà bien installé dans mon couple avec Mr Ananas. Je ne me suis pas demander véritablement qu’est ce qui le poussait à faire cela. Jusqu’à ce Week-end dernier. Ou peut être un peu avant.

Mr Goyave m’a redemander de revenir avec lui. De laisser tomber Mr Ananas et de revenir m’installer avec lui. De revivre en entier notre histoire d’amour. J’ai decidé d’aller le voir pour prendre ma decision.

Et je l’ai vu. Il avait énormement changé. Pour moi disait-il. Il avait perdu près de 50 kilos (Il en pesait plus de 100kg), il avait changé de style vestimentaire et était beaucoup plus sain d’esprit. Il avait arreter la cigarette, le bedo et toutes les choses qu’il prenait et qui me rendait dingue. J’étais sous le choc. Mais en le voyant, certes je ressentais toujours cette attirance mélée de fascination envers lui. Mais je me suis rendu compte que je n’étais plus amoureuse de lui. Je l’aimais. Mais je ne pourrais pas me remettre avec lui.

Ma seule erreur ce jour là a été de ne pas lui avoir dit franchement et d’avoir tourné autour du pot. De peur de me l’avouer à moi-même que notre histoire était véritablement fini. Que je devais non pas tourner la page mais jeter le livre de notre histoire. Pour moi et pour lui. Non au contraire, je l’ai laissé me prendre dans ses bras et je l’ai laissé me supplier de revenir avec lui.

J’ai très mal en écrivant parce que je n’ai pas été franche. J’avais peur de me faire mal mais surtout je n’ai pas pensé à sa douleur à lui. Elle grandissait progressivement mais je ne la voyais pas.

 

On s’est quitté sans que je lui dise catégoriquement que c’était non. On s’est envoyé des mails pendant un jour entier et c’est le soir que tout à dérapé. Je reçois un mail sur mon portable vers  1h du matin où il me demande aussi simplement que cela : «  As-tu couché avec Mr Amande ? ». J’ai eu très peur à ce moment là. Il ne devait pas l’apprendre et pourtant il le savait. Je savais que tout dans ce milieu finissait par remonter à la surface mais je me croyais protéger par le fait que Mr Goyave avait quitté le quotidien parisien pour vivre à Rennes. Mais le quotidien ne veut pas dire les relations.

S’en est suivi un long échange de mail où j’essayais de me justifier. Mais que dire à celui avec qui on a passé trois ans que l’on avait passé la nuit avec le seul type dans Paris qu’il ne pouvait pas supporter. Et l’expression est faible.

Les mails de Mr Goyave ont débuté en étant froids, il n’y croyait pas, il voulait des détails. Puis ils ont commencé à être agressifs puis terriblement insultants. Et enfin, ce que je redoutais le plus, il m’a fait des menaces. Les menaces n’étaient pas physique mais plutôt du genre qu’il fera tout pour détruire le peu de réputation et de connaissances qu’il me restait dans Paris.

 

Au travers de sa colère et de ses insultes, j’ai surtout vu transparaitre beaucoup de souffrances. Que j’avais occasionné. Je l’avais laissé espérer. Il restait dans l’expectative de me retrouver et je n’ai rien fait pour le contredire. Sur le moment, je n’ai pas réalisé la portée de ses mots.

 

Je ne l’ai réalisé que le week-end dernier. J’avais recontacté les Cocktails que je n’avais pas vus depuis cette fameuse soirée où j’avais fini bourrée et complètement éteinte dans un taxi avec elle. J’avais commandé une robe sur ASOS et elle était arrivée à temps.

En arrivant chez Physalis, je me rends compte qu’elle n’a absolument pas changé. Une vraie Barbie. J’ai évolué en 8 mois, mentalement. Je m’en suis pris dans la gueule. Et elle, rien n’a changé. Sa principale préoccupation est toujours de savoir si elle a le dernier Balenciaga et si ses fesses rentrent toujours dans du « petit 36 ».

 

Je les regardais comme de l’extérieur. Cela faisait un moment que je n’appartenais plus à leur milieu mais j’étais trop près du tableau pour le voir. Même avec un verre de rhum ou deux, ce malaise n’était toujours pas partie. Je ressentais toujours cette impression de vivre les choses de l’extérieur. Mais je donnais le change.

 

Ce soir là, on est allé au White Room de Paris. Club Ô Combien Select sur la place Parisienne. Les filles était magnifiques jusqu’au bout des ongles. Je me sentais bien et je pouvais de nouveau jouir d’une soirée parisienne comme je les aime.

On arrive devant le club. Il y a la queue. On attend une quinzaine de minute et arrive devant une sorte de videur événementiel qui tient un calepin avec maintien en aluminium d’un air hautain.

 

Nos noms doivent figurer sur la liste car on a réservé une table. Chacune à leur tour, les Cocktails disent leurs noms que le jeune homme arrogant vérifie sur la liste.

Je donne le mien et il regarde. Il se stoppe, me regarde de haut en bas, appelé un collègue à lui.

Les filles me regardent avec étonnement.

Son collègue secoue la tête en signe de dénégation. Il me regarde avec un air supérieur :

« Ca va pas être possible. »

Je balbutie, je demande des explications.

« Cerise XXX ? Je ne peux pas vous laisser entrer. »

 

Je m’enerve en essayant de garder mon self control. D’autres personnes prennent ma place pour rentrer quelques secondes après. Les filles me regardent avec pitié, elles comprennent ce qui m’arrive.

La vengeance de Mr Goyave avait commencé. Silencieuse mais impitoyable.

Je suis tout simplement « blacklistée ». Hors liste. Persona non grata. Nobody. Lambda.

Mr Goyave a communiqué mon nom dans toutes les boites qui pratiquent l’entrée sur liste et en a bloqué mon nom. Je savais qu’il comptait à Paris mais à ce point cela relevait de la science fiction.

« Cerise, ta rupture avec Mr Goyave s’est si mal passé que ça ? » me demanda Grenadelle avec pitié.

Physalis et Rudbeckie ne me regardaient même plus. Elles s’impatientaient. Si je ne pouvais pas rentrer parce que j’étais sur Blacklist, je devenais gênante. Trop gênante.

« Grenadelle, tu te grouilles ? Franchement Cerise ce n’est pas contre toi mais cette soirée est vraiment primordiale ! Il faut qu’on me voit là bas ! Tu peux comprendre ça ma chou n’est-ce pas ? »

Je ne lui répondais pas. J’avais envie de vomir. Trop de rhum et trop d’humiliation.

 « Appel au Sens, tu connais super bien le DJ. Il te fera rentrer, j’ai entendu que Mr Amande y était… »

Et BIM ! Un petit coup de poing de rumeur ! C’est exactement ce qu’il me fallait pour clore la soirée.

 « Prends un taxi ok ? »

Grenadelle me faisait des yeux compatissants en s’éloignant rejoindre ses copines. J’avais un sentiment de honte terrible. Comme je n’en n’avais jamais ressentit avant.

Je commandai un taxi qui arriva dans les 3 minutes.

En rentrant chez moi, je téléphonais au DJ résident que je connaissais au Sens.

Après quelques appels sans réponse, je reçu un texto de lui me demandant ce qu’il y avait. Je lui ai demandé de vérifier si j’étais sur Blacklist.

La réponse se fit attendre pendant 15 longues minutes.

 « Oui. »

Tout simplement.

Je sais que ce n’est pas la fin du monde puisque c’est un rejet d’un monde auquel je n’appartenais déjà plus. Mais cela reste un rejet.

J’ai eu tellement mal que je n’ai pas pu pleurer cette nuit là. Je suis resté allongé en travers de mon lit, a regarder le plafond, vêtue de ma robe de soirée, a revivre indéfiniment cette nuit.

 

Je n’avais pas prise au sérieux les menaces de Mr Goyave et je me rendais compte que ça ne faisait que commencer.

Pendant toute la semaine dernière, je n’ai reçue que des confirmations des actions de Mr Goyavecontre moi. Tous mes abonnements aux entrées sur liste de « La Jeunesse Dorée » se sont arrêtés mystérieusement. 8 des mes connaissances sur Facebook m’ont retirés de leurs amis et 3 m’ont contraintes à le faire de moi-même à cause de leurs messages sur mon mur. Je vous épargne le reste.

Cela reste un rejet.

Ce n’est que ce soir que j’arrive à en parler ici parce que c’est terriblement humiliant.

L’amour peut véritablement se transformer en haine lorsqu’on le blesse.

Merci de m’avoir lu.

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