Jan 29, 2010

Nuit d’Amandine…

Cette semaine, je devais passer la nuit chez Amande. J’hésitais. Mais c’est chose faite à présent.

Je suis arrivée à la gare et il est venu me chercher.

Je ne l’avais pas revu depuis le lycée. Il a changé. En bien je crois. Mais même en changeant, il n’a pas perdu cette aura sexuelle qui le caractérisait. Il a les yeux toujours aussi fins et un regard qui électrise. Il était 20h et je n’avais rien mangé, j’avais faim.

« Tu veux manger quelque part ? Asiatique ? Macdo ? Grec ? Ou je te fais à manger ? »

« Je préférais que tu me fasses à manger… »


On est rentré dans le Monoprix et on s’est décider pour des pâtes avec des mini-poulets…

On marche dans sa ville et on s’arrête à la devanture d’un magasin. Son nom de famille orne les murs d’une vitrine de traiteur de luxe. Une porte discrète sur la gauche, nous fais rentrer dans l’immeuble… Sa famille possède l’immeuble. Pourquoi pas ?

On monte dans l’ascenseur et avec sa clé, il l’active pour qu’on monte. Il ouvre la porte et je me retrouve dans un appartement énorme. La porte d’entrée donne sur le séjour qui s’étend comme un arc de cercle autour de moi. Tous murs sont des nuances de miroirs, de tableaux, et de couleurs très clairs. A gauche, les canapés s’ouvrent sur la télévision et à droite, au fond, je crois entrevoir la cuisine. Il me demande de le suivre et en passant par la droite, on monte une dizaine de marche qui mènent à sa chambre et salle de bain.


Sa chambre est spacieuse avec un éclairage tamisé mise en valeur par la baie vitrée qui fait le tour de la pièce. Toutes les fenêtres sont dissimulés derrières des stores en bois légers qui crée une ambiance calme et accueillante. En rentrant dans la chambre, j’ai aperçu une salle de bain aux mêmes couleurs chaleureuses.

J’aime bien.

C’est luxueux mais dans un luxe différent des meubles de Mr Goyave. Ceux de Goyave vous mettaient mal à l’aise. Ceux-ci vous font vous sentir jolie.

Au monoprix, on a acheté de l’alcool et des jus de fruit. Cocktails Baby !!

On discute, j’aime parler avec lui. Ca va de sois. Il me fait rire et l’alcool me retire le peu de timidité qu’il me restait.

23heures. « Tu as faim ? »

« Plus du tout »

« Moi non plus. »

On continue à discuter. De musique, de films, de lectures, des gens…

« Tu as changé depuis le lycée… »

« De quelle manière ? »

« Tu as gagné en classe… »
J’ai tout fait pour…

Minuit et demi.

« Tu dois te réveiller à quelle heure pour être à l’heure en cours ? »

« J’ai cours à 8heures… Je dois quitter ici vers 5heure45… »

« Donc on ferait mieux de se coucher… On mange la glace dans le lit ? »

« OK ! Va la chercher, je vais me mettre en pyjama… »

« En pyjama… »

« Oui… Cerise est une Pyjama Girl… ! »

Je vais dans la salle de bain. Je me déshabille et enfile mon short et un t-shirt. Je retire mes lentilles.

Au fond de moi, je me force à me dire que je ne ferais pas l’amour avec lui. Même si j’en ai envie. Parce que je ne m’allonge pas au premier rendez-vous. Parce que cela serait trop facile pour lui.

Parce que je ne suis pas comme ça.

Je sors de la douche et re-rentre dans la chambre. Je trouve mon étui à lunette et les enfile.

Je me retourne vers lui qui est dans le lit avec le pot de glace.

Son regard me brule une fraction de seconde. J’ai l’impression d’être nue. Une seconde.

Et son regard redevient normal. Je rentre dans le lit côté mur. Il a allumé la télévision.

En mangeant de la glace (Vanille-Cookies), on rigole sur un zapping. Une trentaine de minutes plus tard, la glace nous écœure et on la pose par terre. Il éteint la télé.

L’atmosphère retombe.

Il a un silence, un flottement. Je regarde la chambre, les fenêtres, la vue jusqu’à la Tour Eiffel…

« Tu pense à quoi ? »

« A rien… Je ne sais pas… A rien. Et toi ? A quoi penses-tu ? »

« A t’embrasser. »

Aussitôt, il se rapproche de moi. Et moins de temps, qu’il en faut pour le dire, ses lèvres se retrouvent sur les miennes. Ses mains passent derrière mon cou et je m’allonge sous lui. Je l’embrasse encore et encore.

C’est différent. Moins rapide que ce dont j’ai l’habitude. Comme dans un film.

Mon désir, déjà à fleur de peau, explose en moi.

Il éteint la lumière. Il retire mon t-shirt. Et le sien.

« Amande… Je… Je ne ferais pas l’amour avec toi ce soir. »

« Pourquoi ? »

« C’est la première fois qu’on se voit et ce serait trop facile. Je ne couche pas au premier rendez-vous. »

« Je comprends. Il n’y a pas de problème. »

C’est lui qui le dit.

S’arrête-t-il là ? Non. Il continue de m’embrasser. Mais cette fois-ci non pas pour me plaire, mais pour me faire craquer. Il m’embrasse sur la bouche, puis descend sur mon ventre. Je n’ai pas l’habitude et ce sont des nouvelles sensations. Il descend complètement. Se retrouve entre mes cuisses et … Je le bloque.

« Arrête. Si tu fais ça, je vais craquer et ça je ne veux pas. »

Il remonte et s’allonge à coté de moi. J’ai toujours mon short et lui son jogging.

Il me caresse et on parle. Je rentre dans une torpeur petit à petit où mon désir se fait plus lent mais plus grandissant.

« Je vais aux toilettes. »

Je me lève. J’enfile mon t-shirt et retourne dans la salle de bain. Je n’ai pas du tout envie d’aller aux toilettes mais je devais reprendre mes esprits. Je me regarde dans le miroir.

(Pensée de Cerise.)

« C’est pas vrai ça !! J’en meurs d’envie mais je passe pour quoi ? Une de toutes celles qui passent dans ses bras… ? Cerise calme toi ! Oh Mon Dieu, il est trop sex ! Je peux me laisser allez… Pour une fois ! Avec de la chance ça ne foutra pas tout en l’air… Oh ! Allez Cerise ! »

Je sors de la douche. Je me glisse dans le lit. Il me serre contre lui. On continue de parler tandis que ses mains vont et viennent sur mon corps.

« Cerise… J’ai envie de toi ! »

« Vraiment ? Et si tu as vraiment envie de moi tu me ferai quoi ? »

« Je te ferais l’amour… »
« Et tu ferais quoi pour me faire l’amour ? »

« Tu veux que je te le dises ? Je t’embrasserai, je te serrais contre moi, je te caresserais… Et pleins d’autres choses que la décence m’empêche de dire… »

« Tu ne peux pas le dire ? »

« Non. »

« Alors montre-moi. »

Toute la nuit, son corps cherchait le mien qui cherchait le sien.

Si je devais décrire, je dirais… Tendre et différent.

Une fois…

Deux fois…

On discute… Et il finit par s’endormir. Moi je ne trouve pas le sommeil. Je le regarde, je caresse son visage. Je réfléchis. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, je me retrouverai dans un lit avec lui.

Et bien sûr, sans sommeil… Je m’ennuie. Alors je le caresse avec un peu plus d’insistance. Je l’embrasse.

D’une voix endormie, il murmure :

« Tu n’a pas sommeil… »

« Je t’embête désolée… » Dis-je tout en continuant à le toucher.

« J’aime bien. »

Dans un soupir, il passe sur moi.

« Je t’ai rendu accroc c’est ça ? »

« C’est ça. »

Sourires.

« Qu’est ce que tu veux ? »

« Tu sais ce que je veux. »

Il rit et m’embrasse.


Une troisième fois.
Encore meilleure que les deux passées.

« Tu as trop lu mon blog toi… »

Il rit.

5h45, le réveil sonne. Je suis blottis contre lui qui me maintient serré.

Il éteint le radioréveil.

« Tu veux vraiment allez en cours ce matin… ? »

« Je suis obligé. »

Silence…

Je n’ai pas le courage de me lever. Il fait froid dehors. Il fait chaud dans ses bras.

Je prends mon téléphone sur la table de nuit.

Texto aux copines. « Dites à la Vie Scolaire que Cerise est chez le médecin. Je ne viendrais en cours que l’après-midi. Merci les filles ! »

Première fois que je sèche les cours.

9h45. Je suis sous la douche. Il y a un million de tuyau de massage et de robinets. Je galère une dizaine de minutes avant de comprendre comment ça fonctionne.

10h45. On est dans l’ascenseur. Il est encore tout endormi. Il me regarde à peine. Mr Amande de cette nuit à disparu.

Une sorte de gêne étrange m’envahit.

C’est peut-être encore plus flou dans ma tête après qu’avant cette soirée.

« C’était cool cette nuit avec toi… »

…Cool…

Je ne sais pas si c’est l’adjectif mais je souris quand même. Je n’ai rien à ajouter.

Il m’embrasse. Je n’ai rien à ajouter.

Dehors, il me demande désinvolte si je sais où est la gare. Oui je sais où est la gare.

Il m’embrasse rapidement. Je fais volte-face et me dirige vers la gare. Faith Evans dans les oreilles. J’essaye de ne plus penser à rien.

Je suis censé le voir Lundi. On verra.

Toujours aucune nouvelle de lui. Je n’oublie pas : Il n’y a rien de défini entre nous.

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