Fév 12, 2010

Flash-Back dans ma Salade de Fruit (IV)

On est Vendredi soir.
Je suis dans le train pour rentrer chez moi.

J’écoute la musique qui nous rendait encore plus amoureux Goyave et moi.

Et je pense, je ne sais pourquoi à ce qu’il a fait pour moi. Les moments paisibles que nous passions ensemble.

Peut-être est-ce pour mieux tourner la page que ces moments me reviennent en mémoire…

Je me rappelle de notre premier baiser.

Je devais aller en Afrique pour les vacances de Noel et je quittais mon pensionnat pour rentrer à Paris où le lendemain, je prendrais l’avion. C’était entendu avec Mr Goyave qu’on se verrait à la gare à Paris ce matin là.

La veille de mon départ de l’internat au soir, il m’appelle.

 

« Allo Cerise, je ne peux plus venir… Des problèmes avec ma mère, elle veut que je la rejoigne à New York pour un truc… Je suis désolé ma chérie. »

« Non, ce n’est rien » J’éclatais en larmes. Pitoyablement. A 21h au téléphone avec lui.

Je voulais tellement le voir avant de partir.
Je voulais tellement embrasser. Mais j’ai pris cela comme cela venait et le lendemain, moi et Tulipe ma sœur, nous primes la nouvelle jusqu’à la Gare d’Angers.
Il voulait que je lui envoie des textos sur tout le chemin pour le tenir au courant de mon trajet « comme si j’étais avec toi ». Tu parles ! Mais je lui écrivais.

« Je suis réveillé » «  Je suis sortie de la douche », « Je suis dehors, on attend la navette », « on est dans la navette, j’aurais voulu te voir », « on est à la gare d’Angers, on est en avance, on prend un petit-déjeuner, notre train est à 9h15. ».

 

Je discute avec Tulipe mais le cœur n’y est pas. Je pense même pas à mes vacances, je ne pensais qu’à lui, absent.

Je parlais des maillots de bain que j’étais à trouver à cette période de l’année lorsque Tulipe leva les yeux au dessus de ma tête. Une fraction de seconde plus tard quelqu’un mis les mains sur mes yeux en silence. J’attrapais les mains et me retournait. C’était lui.

Haut de deux mètres, des épaules extremement large. Un ventre plat.
Un énorme nounours de muscles. Et son sourire éclatant dans ce visage au trait si bien ciselés.


« Tu pense vraiment que j’aurais pu te laisser partir sans te voir ? »

« Mais… Et ton vol pour New York ? »

« Il est vers 15h00… »

« Je suis venue de Rennes, jusqu’ici pour te voir dans le train jusqu’à Paris. »

 

Tout simplement. Avec Mr Goyave, tout était simple.

Je veux le voir ? Il est à Atlanta ? Il m’envoie un billet !


J’ai mal au crâne, j’ai la flemme de prendre les transports à l’heure de pointe ? Il me paye le taxi jusque chez moi.

Le train arrive, il est en première, nous en seconde. Il propose à Tulipe de prendre sa place tandis que nous nous
resterons en seconde pour être à deux. Elle veut ! Qui aurait refuser ?

On s’assoit à nos places et on discute. Je sais qu’il me veut mais rien ne s’est fait. Je sais que je le veux mais je n’ai jamais osé l’embrasser ou le laisser faire.

 

« Ah j’allais oublier ! » Il sort de sa poche de jean, un écrin bleu. Il me le tends comme s’il s’agissait d’un ticket de métro. J’ai pas de mots dans la bouche.

« C’est quoi ? »

« Ouvre et tu verras »

 

Je le regarde, il sourit et me dit de l’ouvrir d’un signe de tête. J’ouvre la petite boite bleue et je vois deux boucles d’oreilles et un collier brillant de simplicité.

Swarosky. Du cristal.

 

« Je savais que tu n’accepterais pas du diamant ou une autre pierre alors j’ai fais au plus simple. C’est du cristal. Tu aimes ? »

« J’adore. » dis-je avec un grand sourire.

Je sais que j’aurais dû l’embrasser à ce moment là. Mais je ne l’ai pas fait. Je ne sais toujours pas pourquoi.

 

« Je dois aller voir Tulipe. » Classe !

 

Je me lève. L’a rejoint en 1ère classe. Endormie avec un sourire d’extase sur le visage. Quelle idiote ! Je l’a réveille et lui explique tout. Elle me crie pratiquement d’allez embrasser car en plus j’en meurs d’envie.

Je retourne dans notre wagon et le voit la tête reposant contre la vitre, avec ses yeux si beau et fins dans le vague…

Mon cœur ne résiste pas, je m’assois à ses cotés, tourne sa tête vers moi et l’embrasse sur la bouche. Je crois que c’est le plus beau baiser qu’il m’ait donné.

Ensuite nous avons discuté pendant une quarantaine de minutes, l’un contre l’autre.

Il se mit à somnoler.

Je mis mon Ipod sur nos deux oreilles et il s’endorme sur moi pendant que je lui caressais les oreilles.

Comme un enfant, cette sensation lui donnait envie de dormir… Il s’endormait dans mes bras durant tout le trajet et je regardais tendrement ces deux yeux fermés.

C’était le début. Lorsque tout était beau. Lorsque la suspicion et la jalousie des autres n’avait pas pris le dessus.

 

Nous arrivâmes à Paris et je le réveillais.

Il m’accompagna prendre mon taxi et je rentrais dedans après l’avoir embrassé. Trois semaines en Afrique sans lui.

Ca s’annonçait long. Mais je partais le cœur heureux.

Je ne savais pas que pendant mon absence les gens qui se disaient mes amis allaient détruire ma relation avec lui dans mon dos.

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