Avr 18, 2011

Toute première fois (Partie 2)

Monbeaucerisier.com

Il se baisse vers moi et m’attrape sous les fesses pour me soulever et me déposer ensuite sur le lit…

Il est terriblement doux. Ses baisers débutent sur ma bouche et très progressivement descendent le long de mon corps.

Mes mains le caressaient mais j’étais bien plus occupé à profiter de ces sensations nouvelles.

Entre mes seins, sur ma poitrine, sur mon ventre, mon nombril…

Mes cuisses, mes mollets… Et il remonte. Cette fois-ci, entre mes cuisses.

Il fait glisser mon shorty le long de mes jambes et le retire tout à fait. Sous la douceur de son contact, mon corps se  cambre immédiatement. On ne se doute pas véritablement de l’effet que ça fait pour la première fois. C’est long. C’est bon. Ses doigts continuent lentement d’aller et venir sur mes seins, sur mes reins…

Après de longues minutes, il remonte à ma hauteur. Il m’embrasse et je sens mon goût. Et cet acte qui m’a l’air si impudique m’excite d’autant plus. Je lui souris et descends ma main dans son boxer.

Mes mains ne tremblent pas. Je regarde son visage changé en fonction des rythmes que j’impose. Ses expressions ou sa respiration me guide parfaitement.

De manière naturelle, il se met au dessus de moi et ouvre lentement mes jambes.

Petit à petit, il s’immisce à l’intérieur de moi.

Une douleur fulgurante me saisi à peine est-il rentré. Je sens clairement qu’il n’est pas « passé » mais j’ai déjà extrêmement mal. Il se fige en voyant mon expression.

Il essaye de me rassurer en chuchotant des mots apaisants… Quelques instants plus tard, il retente. J’ai encore plus mal.

Ma respiration s’accélère et je commence à paniquer.

« Je… J’ai mal. Ce n’est pas toi. Je… »

« Non, c’est pas grave. T’inquiète. »

Il reste sur moi un instant et m’embrasse dans un sourire mi-figue mi-raisin.

« Je suis désolée. »

« Ce n’est pas toi, Cerise. »

« C’est qui alors ?! »

Il ne répond pas. Il se glisse à côté de moi. Et en cuillère se cale derrière moi et passe sa main sur mon ventre nu.

« Tu n’es peut-être pas prête… ça viendra tout seul… »

Je sais que je n’aurais pas dû mais je me sentais triste. J’avais tout le cadre d’une princesse pour le faire et le peu que je pouvais faire, impossible.

Mais c’est bien parce que je pensais comme ça qu’inconsciemment ce n’est pas rentré ce soir là. On a passé la nuit, l’un contre l’autre. Il s’est endormi et du lit, j’observais la chambre magnifique dans laquelle j’étais.

 

Vers 4h du matin, je ne trouvais pas le sommeil. Je me levais, enfilais la petite nuisette, allumais la radio sur TSF Jazz à un volume à peine audible et ouvrit la fenêtre sur le balcon. Il faisait frais mais j’en avais besoin. Je regardais la Tour Eiffel au loin, belle et illuminée.

J’étais toujours vierge.

Ce constat fit couler une larme le long de ma joue. Je me sentais triste. Je regardais, figée, Paris la nuit. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Il n’y avait que Goyave pour me montrer de façon sublimée des choses que j’avais longtemps regardées. Comme mon reflet dans le miroir. Il y voyait quelque chose que j’étais loin de voir.

« Love for sale de Vivian Green… Tu ne trouves pas ça un peu cynique, Cerise ? »

Je me retournais et il était déjà sur le balcon avec moi. Enveloppé dans un peignoir de l’hôtel. Je ne l’avais pas entendu. Il parlait du morceau de jazz qui se diffusait en fond.

« Je trouve au contraire que c’est d’un à-propos assez terrifiant… » dis-je amer.

« Tu crois sincèrement que tout ça c’était pour acheter ta virginité ? »

J’allais répondre que oui lorsque je vis son regard. Il semblait vraiment triste.

« Ce n’est pas le cas ? Je sais que tu voulais me faire plaisir mais je peux me poser la question, Goyave. »

Il ne répondit pas. Il me fixait. Je me retournai vers la balustrade prenant Paris à témoin. Il se mit derrière moi, mis ses mains sur les miennes et nous restâmes comme ça un long moment, bercés par le jazz. Une heure. Peut-être deux.

Paris sait être hypnotique.

On est retourné se coucher et le lendemain, tout était rentré dans l’ordre. Si ce n’est qu’on ne parla pas du fiasco que se révéla être ma première fois.

 

Comment j’ai finalement perdu ma virginité ? Ahah !

Dans son appartement à Montmartre. Un soir comme d’autres du mois d’Aout.

Avec une jolie dose de lubrifiant. J’étais vraiment heureuse malgré la petite douleur qui avait eu lieu.

On a fêté ça avec des Oreos et du Jus de Pamplemousse. Une première fois qui me ressemblait beaucoup plus.

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