Avr 15, 2011

Toute première fois.

Quelle fille ne se souvient pas de sa première fois ? Certaines les occultent, certaines les exposent à n’importe qu’elle moment.

Moi, je vous la raconte comme je l’ai vécu.

Au printemps 2008, cela faisait bien 8 mois que je sortais avec Mr Goyave. Il me savait vierge et il respectait cela. J’étais complètement amoureuse. Amour renforcé par le fait qu’il s’efforçait de m’éblouir toujours plus. Je crois que ma naïveté l’amusait.

Mon regard lorsqu’il m’offre un portefeuille Louis Vuitton personnalisé à mes initiales. Mon sourire lorsque la responsable de l’école interrompt un cours pour m’annoncer qu’un bouquet de tulipes tigrées à été livré à l’accueil de l’école. Mon étonnement quand il me demande au détour d’une conversation si je veux venir le week-end prochain avec lui à Tokyo. Ma timidité dans le hall du Plazza.

Tout cela c’était au début. Quand je lui offrais ce qu’il n’avait pas eu depuis longtemps : une parade à son ennui. Il vivait dedans depuis sa naissance. Il ne savait plus ce que c’était d’être étonné ou émerveillé devant tout cela.

Fin avril, nous parlions régulièrement du fait de faire l’amour tous les deux. J’avais sincèrement envie de lui offrir ma virginité. Je me voyais avec lui pour le reste de ma vie. Il m’offrait du rêve tous les jours un peu plus.

Nous avions donc décidé de passer le Week-end du 9 mai ensemble. Il ne voulait pas que je remonte sur Paris en Train comme mes camarades.

« Mais ça ne me pose pas de souci, Goyave ! Je prends le train tous les mois ! J’arrive à Montparnasse, je prends le métro et je te rejoins à l’hotel. D’ailleurs c’est quel hotel ? »

« Ecoute Cerise. Je ne veux pas. Tu vas être épuisée du voyage. Je t’ai commandé une voiture, elle vient te chercher ce soir à la fin des cours et vous remonterez sur Paris. Je t’attendrais à l’hôtel. »

« Goyaaaaave ! Je te promets que je m’en fiche de prendre le train ! Et puis je suis en uniforme, je ne pourrais pas me changer dans la voiture… Devant l’hôtel, je vais encore paraître gourde. Je n’aime pas entrer dans les halls d’hôtel et de voir les regards sur moi. C’est quel hôtel, Goyave ? »

« Un hôtel à ta valeur. »

« Lequel ? »

« Le Meurice. »

Soupir de ma part. J’avais toujours rêver d’y rentrer. Certes. Mais là, j’étais terrorisée parce que je suis d’une timidité écrasante et vous ne pouvez pas imaginer le regard des gens dans les halls d’hôtel. J’avais toujours l’impression de ne pas être à ma place. Et qu’un jour quelqu’un le crierait et me forcerait à sortir. Comme si j’étais démasquée.

« Goyaaave… C’est beaucoup trop. »

« C’est pas un soir comme les autres. »

« Mais… »

« Chuuut ! La voiture t’attendra à l’entrée de l’école. Monte sur Paris avec Myrtille si tu préfère. A ce soir ! Je t’aime ! »

Il connaissait mon attrait pour les SUV donc à la sortie de l’école, une Mercedes ML m’attendait, moi et Myrtille qui avait sauté sur l’occasion pour voir cela de plus près.

On a déposé Myrtille chez elle à la Défense et on remontait lentement l’Avenue de la Grande Armée. Je téléphone à Goyave.

« Tu es déjà à l’hôtel ? »

« Oui. Tu es là ? Tu montes ou tu veux que je descende te chercher ? »

« A ton avis ? »

« D’accord. Je descends te prendre. Peureuse. »

La voiture se gare devant la porte gigantesque et un homme en livrée s’approche de la portière. Je tremble parce que je ne me sens sincèrement pas à ma place. Regard gêné. En fait, j’avais le trac.

En rentrant dans le hall gigantesque, le pas hésitant, j’aperçois Goyave qui remonte vers moi. Je cours vers lui et me jette contre son torse. De sa haute taille, il me soulève contre lui. Et tout d’un coup je suis de nouveau intimidé. Il le sent et s’en amuse.

Dans la chambre, je suis tout simplement sous le choc. J’ai même peur de marcher sur la moquette, de tacher quelque chose, de casser quelque chose.

« Tu exagères…. »

« J’exagère, j’exagère… Tu es grave ! Ce soir, tout ça c’est pour toi ! »

J’ouvre ma valise, je cherche des vêtements appropriés. Même si dans tout ce faste, ce serait une robe de princesse qui serait le plus attendu. Je cherche la salle de bain sous ses yeux amusés. Et je manque de m’étouffer quand j’allume la lumière. L’idée que vous avez de ce que j’aurais pu voir est cent fois inférieure à ce que ce fut vraiment. Je passerais sur les détails. Vous pouvez voir sur le site du Meurice pour vous faire une idée.

Recentrons-nous sur l’action. Il m’a proposé de prendre un bain dans l’immense baignoire de la salle de bain. Il m’a fait couler de l’eau en y ajoutant les sels de bain, les huiles essentielles et compagnie. Ce n’est que lorsque je m’y suis plonger que je l’ai autorisé à rentrer dans la pièce. Il était assis sur une des chaises du salon. Nous avons discuté et rigoler.

Je l’idéalisais complètement. Il me noyait dans un rêve perpétuel pour que je ne voie pas sa réelle personne qu’il ne me montrera que plus tard.

On est descendu manger au restaurant. Je reconnaissais de vu certaine personnalités vu à la télé. Moi, Cerise dînant au Meurice. Surnaturel.

« Tu préfères qu’on se balade sur les Champs ensuite ou qu’on remonte sur le balcon de la chambre pour boire un verre ou manger un sorbet ? »

« Oh Môssieu Goyave me propôse un sorbèèè ou une ballade au clair de luuuune sur la plus belle Avenue du Mooonde…. Je suis enchantéééé ! »

J’adorais singer les gens de son milieu. Certain de ces amis parlait réellement comme ça.

« Arrete Cerise… Tu préfères un Sunday au Macdo ? »

« Sincèrement oui ! »

Silence amusé de sa part.

« Cômment devons-nous faiiiire ? Dois-je le cômmander pour mâdâââââme ? »

Eclat de rire. Nous sommes sortis à pieds. Nous avons mangé ce Sunday au chocolat et nous sommes remontés vers l’hôtel main dans la main. Sur le chemin, il me prenait littéralement dans ses bras.

****

Debout dans la salle de bain. Petite nuisette noire et pudique Chantal Thomass. Devant la glace. Mes cheveux détachés le long de mon visage et tombants sur mes épaules. Je l’entends allez et venir dans la pièce à côté. J’ai envie de lui mais j’ai peur.

Je m’étais mise la pression toute seule en acceptant cette nuit dans cet hôtel. C’est comme si « je lui devais bien ça ». Il ne me l’a jamais dit et je ne sais pas s’il pensait comme cela mais j’avais beaucoup d’appréhension.

Je me brossai une dernière fois les cheveux. Je mis une dernière touche de parfum. Je soulevais ma nuisette une dernière fois pour regarder si le petit shorty noir et or que j’avais choisi était toujours en accord avec ma personnalité. Oui.

Je sortis de la salle de bain et marche pieds nu sur la moquette jusqu’à la chambre. Il fume à la fenêtre et me fait dos. Il me voit dans le reflet de la vitre, jette sa cigarette et ferme la fenêtre. Il se retourne vers moi et son regard me caresse.

« Tu es magnifique Cerise. »

J’ai un nœud dans la gorge. Je me touche les cheveux par reflexe. Il vient vers moi et m’embrasse tout doucement.

« E…Eteins la lumière s’il te plait… »

« Tu veux dire, que je ne pourrais pas te regarder ? Je veux bien baisser la luminosité mais je n’éteins pas tout. On n’éteint jamais tout pour faire l’amour Cerise… Surtout quand on est faite comme tu es faite. »

Première règle. Que d’ailleurs j’ai toujours appliqué avec lui. Même sans lui.

Il s’éloigne de moi. Baisse la lumière et reviens vers moi. J’étais toujours plantée devant lui. Un vrai cliché.

Il m’embrasse de nouveau. A quelques centimètres de moi, fais glisser une des brettelles de la nuisette, puis l’autre et la laisse glisser lentement le long de mon corps.

« Tu ne t’imagines pas à quel point je t’aime, Cerise. »

« Moi aussi… »

Il se baisse vers moi et m’attrape sous les fesses pour me soulever et me déposer ensuite sur le lit.

 

La suite dans quelques jours.

Je sais que cet article fut laborieux a être pondu mais j’avais beaucoup de choses à penser… Je suis pardonnée si la suite arrive dans moins de deux jours?

=Lire la suite=

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